|
Le système bancaire en Algérie ,
Réforme et modernisation
Le système bancaire algérien s’est engagé dans une vaste réforme ; les
banques Algériennesfont l’objet des critiques des investisseurs étrangers
comme des simples citoyens.
Premières privatisations des banques algériennes:
Il est question de privatiser quelques banques Algériennes : Le Crédit
Populaire d’Algérie (CPA) a terminé les périodes préliminaires, suivront la
Banque du développement local (BDL) et la Banque nationale d’Algérie (BNA).
Il s’agit de banques aux portefeuilles assainis, au bon niveau de
performance et qui n’ont pas d’insuffisances internes. Le message envoyé par
le ministères des Finances en Algérie est clair : priorité à la
restructuration d’un secteur qui limite les capacités de l’économie dans son
ensemble. A l’orée de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce
(OMC) et alors qu’elle cherche à attirer les investisseurs étrangers,
l’Algérie doit sans conteste améliorer son système financier, héritier d’une
économie planifiée à la soviétique. Aujourd’hui, les liquidités de secteur
bancaire algérien sont évaluées à plus de 24milliards de dollars et les
réserves en devises étrangères à plus de 80 milliards de dollars. Mais la
majorité des établissements financiers restent rigides et inefficaces et les
banques publiques gèrent environ 90% des avoirs et prêts bancaires de
l’Algérie
Rôle des banques Algériennes
On compte plus de 30 acteurs sur le marché : plusieurs grandes banques
nationales encore publiques et une série de banques internationales. Le
secteur public représente 90% du marché des ressources et des crédits. En
Algérie, la banque est une banque de services et de financements. Le marché
financier, qui complète le système bancaire, est peu développé. Il s’adresse
à des entreprises de standing comme la Sonelgaz ou Air Algérie. Les PME-PMI
qui n’y ont pas accès se tournent donc vers la banque. Quelque 100 000
petites, moyennes et micro-entreprises naissent chaque année et se
développent avec des fonds bancaires.
Le taux de bancarisation est encore faible. Le taux d’extension des agences
bancaires augmente et il existe 1 200 agences bancaires réparties en
Algérie. Vu la demande, le nombre d’habitants et l’étendue du territoire,
une couverture bancaire plus importante est nécessairee. D’ici 2010, il
faudra créer 1 millier d’agences en plus. La pratique en matière de banque
téléphonique est encore peu étendue en Algérie, celle via internet est
pratiquement inexistante.
Rôle des banques étrangères en Algérie
La concurrence des grandes banques occidentales, comme la BNP ou la Société
Générale côté français et Arab Bank du côté du Moyen-Orient se fait de
plus en plus sentir , du moins pour les particuliers par l’intermédiaire des
produits de crédit offerts par ces banques : crédit immobilier et crédits
auto. Dans l’immobilier algérien en particulier, il existe un besoin infini
et produits haut et bas de gamme.
Les investisseurs étrangers et le système bancaire algérien
Critiqué auparavant pour son manque de services et ses lenteurs
administratives, le secteur bancaire en Algérie a pris des mesures
drastiques pour moderniser son système.
Un centre de télécompensation à été mis en place récemment pour permettre
des échanges de flux électroniques. Les cartes bancaires sont encore peu
utilisées, certes mail il est prévu d’établir dans une phase expérimentale
avec 200 000 porteurs une carte bancaire algérienne valable dans toutes les
banques en Algérie et chez les commerçants qui feront partie de ce nouveau
réseau.
|